A la redécouverte du sentier qui mène à la tour la padola… soit une petite dépression plane. Le meilleur exemple serait celui de la padola de ‘la padola di porci’ à Chevanu.
Contrairement à ce que l’on pourrait penser la petite
pleine, sous l’eau certains hiver, n’est pas totalement naturelle. Là où le
rocher naturel ne retenait pas l’écoulement d’eau chargé de terre des hommes
ont construit des murs de soutènement. Peu a peu la terre s’est accumulée et ce
petit plateau s’est formé. Il a été utilisé comme arghia, soit aire de
battage.
Le relief a également été judicieusement utilisé pour
réaliser des aires de culture céréalière. Nombre de murs de soutènement
attestent de ces réalisations et nous sommes encore quelques-uns à pouvoir
témoigner de cette activité qui s’est prolongée quelques dix ans après la fin
de la guerre. Mais c’était un terrain dur et facilement envahi de végétation
ligneuse. Il fallait chaque année redémaquiser, brûler les débris des
débroussaillages, répandre la cendre qui favorise la croissance des
semailles…ces travaux étaient réalisés par des gens qui s’étaient entendus tant
pour le partage des récoltes que pour les travaux. Cela s’appelait faire un debbiu.
Et ça se prononce dèbiou avec l’accent tonique sur la première
syllabe.
A gauche en allant vers la tour, sur la gauche du chemin, à
quelques 300 mètres de l’accès du Furreddu, il y a un puit, maintenant à sec.
Ma grand-mère Diane y cueillait des herbes pour ses tisanes, notamment de l’arba sciappa petra soit herbe casse-pierre pour calmer les douleurs néphrétiques.
Je n’ai pas de photo pour témoigner de cela mais aux abords de la tour, sous la végétation et la terre déplacée par les eaux pluviales on pouvait voir, pendant quelques années, un tas de mortier marqué par deux ou trois empreintes de sandales. Imaginez la scène, le dépit du maladroit qui avait renversé son auge pleine, les moqueries voire les engueulades. Je suis incapable de retrouver cette touchante trace d’activité humaine dans un passé si lointain.
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