Bonjour

J’ai lancé ce blog dans le but de créer un lieu de rencontre autour du passé de cette population qui pendant deux siècles a exploités deux lieux, montagne et bord de mer, distants de 30 kms à vol d’oiseau. J’ai posté quelques articles et bénéficié de nombre de visites. Je regrette seulement de me trouver seul à intervenir mais j’espère que ça viendra un jour ou l’autre.

Je suis convaincu que l’approche de mon sujet exige de faire une part à la géographie et à l’histoire de la Corse laquelle se caractérise par une suite de grands écarts politique qui se sont traduit sur la sensibilité des îliens. En attendant je pense qu’il est souhaitable de présenter quelques faits éclairants sur l’humanité de cette société qui, contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, a été souvent accueillante et sensible au malheur d’autrui.

 

Ma mère m’a souvent raconté l’histoire de ces 7 jeunes italiens décédés dans une tempête de neige. C’était dans les années trente… et puis Mussolini est venu troubler de beau moment. Ils étaient venus dans notre haut Alta Rocca faire du charbon de bois. Elle les évoquait pour moi, se tenant par les épaules, en ligne sur la place d’Aullène, et chantant

 « Firenze sta notte sei belle nel manto des stelle in cielu resplandono trimule come fiamelle… » chanson que j’ai retrouvée sur internet et que je vous livre.

Claudio Villa - Testo delle canzoni: Firenze sogna

La population résidente d’hiver s’est mobilisée, fait appel à ceux qui avaient migré à Munacia et organisé cérémonies funèbres, accueil des survivants et celui des parents endeuillés venus d’Italie pour récupérer les dépouilles de leurs morts.

 

Bien plus tôt il y eut le naufrage du Tasmania. L’impératrice Victoria fit de nombreux cadeaux à ceux des villageois ‘Dr Susini, Santina Lucchini, Francè Caïccu… et bien d’autres, qui, présents sur les lieux à Mariola sauvèrent nombre de marins et passager et remercia hautement les populations de Munacia et Sartène pour l’accueil réservé aux survivants. Encore un lien pour les curieux.

 

Plus près de nous, en 1972, un jeune homme de vingt ans venu d’Ardèche se noyait au cours d’une plongée sous-marine. Là encore la population de Munacia fut à la hauteur de l’humanité qu’exigeait la situation. Le jeune Pierre Espère est enterré dans notre cimetière communal. Photos de sa tombe.

Commentaires

  1. Ah oui... le lien Tasmania
    https://www.corsicamea.fr/chroniques/annees-noires/navire-tasmania.pdf

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog