Aullène sous la neige...
Les grands écarts 1
L’histoire est énigme et affaire
d’interprétation. Encore faut-il apprécier les faits du moment pour en
comprendre et mesurer les effets. Je me bornerai à donner des indications de
contexte pour fournir les indications qui permettent d’apprécier les moments
qui ont présidé à la spécificité des populations d’Aullène et Munacia
d’Aullène.
Les
premiers signes bâtis d’occupation datent du haut-moyen âge
On sait que des agriculteurs ont
occupé le site de bord de mer vers 2000 avant JC. J’ai déjà évoqué une coupe
cultuelle et les menhirs noyés dans un mur de deux menhirs sculptés. Noël
Carabelli a même découvert dans les poussières sous roche de l’orriu de
Grussetu des éclats d’obsidienne qui témoignent d’activités antérieures. Par contre aucune indication de présence
romaine.
Les premiers signes d’occupation
datent du haut-moyen âge à Munacia. Aullène semble plus tardif mais on peut
évoquer un habitat en bois et donc peu de traces laissées. Je fais l’hypothèse
d’une communauté villageoise d’agriculteurs éleveurs résidants sous les crêtes
de N’ghjavingholu et dont les troupeaux devaient pacager l’hiver sur les serres
de Pitrosa et la plaine alluviale de Cannisgionu. Ce sont peut-être eux qui ont
muré les sapari -orri- du lieu pour abriter leurs bergers délégués en bord de
mer pour la conservation de leurs troupeaux.
Le
plan Terrier mentionne les droits des aullènois sur la Munacia
J’ajouterais que la tradition
orale mentionne le passage de Monique mère
de saint Augustin au 5ème siècle. Par ailleurs je tiens pour
significative la mention du terrier de 1769 mentionne que les aullènois ont des
droits sur ce qui deviendra avec les croisades et la construction d’une halte
pour les templiers la Munacia soit le lieu des moines. Il faut bien que cette
mention ait quelque réalité et soutienne l’autorité de pratiques préexistantes
dûment constatées.
Cette -ou ces- sociétés
fonctionnaient sur un mode tribal soit communauté du territoire, organisation
en liens familiaux claniques, autorité de la communauté assemblée et justice
clanique plus ou moins codifiée pouvant aller jusqu’à l’ostracisme ou à la
justice familiale -vendetta.
2 : L’arringu était l’assemblée des chefs de
famille -femme dans une famille où il n’y avait pas d’homme- chargée de la
gestion du territoire qui était commun. Cette disposition de démocratie directe
avait été reprise dans la constitution de Pascal Paoli qui avait influencé les
américains dont Jefferson. L’assemblée de la communauté avait en charge le bon
fonctionnement général , réglait les conflits, recrutait les artisans
nécessaires à l’activité de la communauté et un précepteur, nommait un
secrétaire. Par contre la haute justice se traduisait en cas de conflit grave
par la vendetta. Il restera de cette dernière pratique le droit du sang, qui
réglait en numéraire comme reconnaissance de ce droit confisqué pour des
raisons stratégiques par la société féodale émergente.
NB : j’arrête là pour cette entrée en matière. J’encourage ceux qui voudraient contribuer à ce premier moment de le faire en ajoutant un billet ou par commentaire. Cette invite vaut pour la suite de ce sujet plus ou moins historique. Ce blog doit être abondé dans une optique d’enrichissement sans réticence et sans agressivité.


sur cette 'démocratie directe' j'avais lu des choses allant dans le même sens, dans la bible où il est question de 'la tente du conseil' à plusieurs reprises, dans des exemples parmi les sociétés indiennes d'Amérique -les Iroquois- et nordiques où l'assemblée s'appelle le 'ring'. Mon avis était déjà fait mais pour nos sociétés d'Alta Rocca et Munacia j'ai eu le témoignage d'Angelin Natali di Beraldina aujourd'hui décédé qui me fit part en outre d'une anecdote relative à une dispute territoriale entre Aullène et Zicavo.
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