Cette carte a du précédent article a pour objectif de faire apparaître les différents micro-pays de notre Corse sud et leurs structures économiques résultant de leur histoire particulière.
Sartène en premier lieu, bourg à structure de latifundia -à l'échelle de la Corse, on n'est pas en Italie du sud. Sept ou huit familles exploitent ce qui est cultivable des 160 kilomètres carrés de son territoire soit globalement ce qu'on appelle la marine de Sartène et la plaine d'Urtolu. Ces sgios mesuraient leur prestige à l'aune du faste de leurs habitations et à leurs monuments populaires dont certains sont visibles de la route. Dans le temps où cette activité était à son apogée une classe d'ouvriers agricoles recrutés dans d'autres régions et en Sardaigne notamment- travaillaient et habitaient sur le lieu.
Santa Lucia di Talla était le verger du lieu. Elle a connu à peu près le même passé économique que Sartène à plus petite échelle. Quelques familles de sgio étaient toutes puissantes. Cela se ressent dans l'espace construit et le style des maisons. à comparer avec Munacia et son organisation -datant des années 1850- en 'currintini.
à Lévie on parle des cinq familles. Communauté concurrente de Serra, chef lieu de l'antique pieva du Scopamène, la caste prépondérante s'arrange de l'invasion française et joue l'anoblissement. on parle des cinq familles qui s'attribuent quasiment la part la plus intéressante du territoire tant dans la Rocca que plus tard sur le bord de mer.
Serra, riche d'une surface conséquente du Cuscionu, prendra sa revanche à la révolution. Un de ses notables est député à la Convention. J'ai pu voir dans une de ces maisons de maître une collection d'assiettes à motifs révolutionnaires fabriquées à Paris.
Aullène est restée quelque peu en dehors de ces mouvements historiques. Un certain Lanfranchi a tenté d'organiser un contingent pour soutenir Pascal Paoli au moment de l'invasion mais les autres ont fait capoter sa tentative. Une partie des terres communes a été privatisée par Gènes mais ce qui sera son territoire de bord de mer restera totalement commun jusqu'au partage de 1929. la communauté villageoise exploite la partie du Cuscionu touchant au zicavais où quelques familles de bergers louent leurs pacages d'été. Ceux là hivernent vers Propriano ou Bonifacio. ils se disent 'nobili pastori d'Auddè'.
je traiterai Munacia dans un autre article.
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