On ne peut dissocier Aullène de sa 'plage' à l'extrême ouest de Pian' d'Avretu si on veut faire l'histoire de Munacia. Il appert déjà que le droit d'Aullène, sans en donner la portée, est reconnu par le Terrier de 1764 et que des aullènois faisaient pacager leurs troupeaux -de bovins, ce sont des agriculteurs et non des bergers d'ovins- sur les terrains de bord de mer, notamment à Cannisgionu. J'avancerais l'idée que cette activité qui exigeait une transhumance était réservée aux jeunes hommes hommes qui occupaient provisoirement l'hiver les grottes de la serra de Roccapina jusque Bruzzi. En ce même temps de la puissance de Gênes ce qu'on appelait 'a munacia' -la munacia- la population des fermiers de la 'piagghia' était peu nombreuse par rapport à celle d'Aullène et dispersée dans quelques hameaux et maisons isolées dont on peut voir quelques unités dans le Monacia actuel. Il va sans dire que les deux populations étaient mûs par des besoins contraires mais je ne m'interdis pas de penser qu'il y avait déjà quelques porosités rien n'interdisant à un allènois de signer un bail de fermage avec Bonifacio auquel, pour des raisons stratégiques Gênes avait accordé gestion de tout Pian' d'Avretu, voire d'épouser hors d'Aullène, éventuellement dans une famille fermière et d'en devenir héritier. Cependant je pense que dans ces temps il y avait quand même deux populations distinctes aux intérêts opposés qui se manifesteront violemment au moment où Gènes lance sa politique des cinq arbres.
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NB: les aullènois agriculteurs tenaient l'élevage des ovins et caprins comme mineurs. Le troupeau de grand cheptel assurait revenu à la vente des veaux mais aussi prestige.
Monacia et la route : au moment de la réalisation de l'actuelle route territoriale les monaciais avaient été consultés sur le tracé pour lequel il y avait deux options. Fort judicieusement le passage par le village avait été rejeté, les habitants se chargeant eux même de construire l'accès actuel au franchissement du Spartanu. L'essentiel des matériaux nécéssaires fut prélevé aux abords du cimetière actuel. Le grand déblai qui semble un délaissé de construction de maison qui sert souvent de parking à cent mètres de la montée vers le cimetière est témoignage de l'effort consenti par nos anciens.
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